vendredi 5 février 2016

Shirayuki aux cheveux rouges

Salut les gens !

Comme prévu, voilà ma review de "Akagami no Shirayukihime" (Shirayuki aux cheveux rouges). Bon, après ce retard n'était pas annoncé (en fait il était fini mais enregistré en "brouillon", huhu)... Pardonnez-moi, mais la vie aux Arts c'est sacrément prenant. On est monopolisé par nos anciens (préparation Gala, activités de prom's, etc...), et du coup déjà que trouver du temps pour bosser les cours c'est assez dur, alors en trouver pour une review... Mais j'y ai pensé durant tout ce temps !

Bref, v'là la review !

Comme d'hab', son but est de vous donner, ou non, l'envie de vous lancer dedans si vous hésitez.



L'animé Akagami ShirayukiHime est l'adaptation du manga du même nom (toujours en diffusion). Ce dernier est diffusé depuis 2006 et est classé "Shojo, Romance, Historique" (pour ne garder que les plus importants). Il est relativement bien coté sur MaL avec une jolie 199ème place en octobre 2015, 213 en février 2016.

Côté staff pour son adaptation en animé (été 2015), on retrouve Ando Masahiro à la tête de l'équipe, qui a déjà bossé au même poste sur l'excellent Hanasaku Iroha (série et film), l'énergique Stranger, et l'immanquable Zetsuen No Tempest. On se dit donc qu'il y a moyen qu'on soit face à quelque chose de très correct. D'autant plus qu'il est accompagné par Oshima Michiru à la bande-son, compositrice que pour ma part j'adule. Elle a aussi bossé sur FMA et Zetsuen No Tempest, mais on la retrouve également à la tâche pour le film Sakasama No Patema, le plagiat de Nausicäa de la Vallée du vent : Bounen No Xamdou, et le joyau qu'est Little Witch Academia (creepy fanboy desu).

J'étais plutôt pas mal hypé par le staff. Ne connaissant pas le manga j'ai fait le choix de, chaque semaine, regarder l'épisode animé et d'ensuite lire le ou les chapitres du manga associé(s). J'ai suivi l'animé chez ADN qui le diffuse en France sous le nom de "Shirayuki aux cheveux rouges".

Pour mon état avant de débuter la série: le staff me hypait pas mal, mais le trailer m'a pas emballé plus que ça. Il annonce un shoujo tout ce qu'il y a de plus classique: un prince et une fille du peuple. L'avant-goût graphique auquel on a droit pendant le PV remonte quand même un peu le niveau : des couleurs bien claires et entraînantes même si le character design enjaille pas plus que ça. Grosse déception sur la bande-on en revanche.

La trame narrative est la suivante: on suit la vie de Shirayuki, une simple herboriste aux cheveux rouge pomme qui vit dans un petit royaume. Un jour le prince de son royaume lui impose de devenir sa concubine, et ce à cause de sa chevelure. Shirayuki décide alors de s'enfuir. En chemin elle rencontra Zen, prince du royaume voisin de Clariness où elle finit par s'installer.

Le scénario impressionne pas plus que ça, on est d'accord. 
Et puis le premier épisode sort... et les premières secondes m'ont complètement prisent de court.


La scène d'introduction est une scène de forêt très agréable : on y voit Shirayuki cueillir ses plantes médicinales au petit matin. En plus de graphismes très avenants, les couleurs sont bien choisies, calibrées, et elles retranscrivent la luminosité changeante de ce moment de la journée où d'un pas à l'autre on passe d'une zone ombragée par la voûte végétale à une petite prairie de lumière. Le tout accompagné par une bande-son de qualité qui colle parfaitement à l'ambiance de ce début de série (et ce sera le cas durant toute la suite de la série). Oshima Michiru iz in da' place.
Une scène de qualité.


S'en suit une petite vue de la ville natale de notre héroïne sur laquelle je crache pas trop, mais qui déjà commence à me refroidir. Ça fait très Disney comme ville, toute propre et tout... alors que visiblement notre Shirayuki elle ne connaît pas encore l'électricité.


Titre, et puis ça enfonce avec un château digne de Disney.



A ce stade il faut découper ce que je viens de vous présenter en deux parties : avant l'apparition du titre, c'est une scène qui n'existe pas dans le manga. Et passé le titre on tombe directement dans l'adaptation du manga. On peut expliquer ça par le fait que le premier chapitre du manga rushait beaucoup trop, d'où le rajout de différentes scènes dans l'épisode pour lisser la trame. Et les rajouts sont souvent meilleurs que l'original.

Graphiquement le manga est évidemment plus détaillé. Exemple avec cette scène où les beaux habits de Shirayuki se sont transformés en une simple veste. Même la coiffure change d'ailleurs.

Matez-moi cette main :v


Dans l'ensemble je ne l'ai pas trouvée mauvaise cette série. Le rythme est bien géré et on ne s'ennuie pas plus que ça pendant les épisodes, ça passe sans trop de problème. Ils sont relativement fidèles au manga qu'ils suivent de près (17 chapitres adaptés pour 12 épisodes), et de fait on retrouve les défauts scénaristique du manga dans l'animé:
On est dans le monde des bisounours. Les châteaux sortent d'un livre d'images pour enfants, Zen a le rôle horripilant d'un prince parfait, on a un défilé de personnages secondaires inutiles... Je ne ferai pas une liste exhaustive, mais on retrouve les détails qui m'embêtent toujours autant : un cadre temporel incompréhensible où toutes les technologies (et le style du mobilier, etc...) de toutes les époques se mélangent, une pauvreté de personnages affligeante (on dirait qu'ils sont 20 dans le château princier), une trame souvent superficielle qui s'enfonce peu dans les sujets abordés. Ça se résume à l'amourette entre Shirayuki et Zen. Cependant, fort est de constater que pour une fois ça avance, et on est pas dans l'immobilisme qu'on trouve souvent dans la majeure partie des productions, avec des personnages qui se tournent autour 30 ans avant de se parler. Après la contre-partie c'est que le rythme est bizarre. Les moments importants dans la construction d'une relation sont parfois passés trop vite, et ceux qui le sont moins c'est le contraire. De manière générale les scènes sont souvent un peu trop poussées pour garder un parfum de naturel. Enfin, c'est pas comme si c'était aussi le cas pour la majeure partie de la production de japanim'.

Les graphismes sont pas très originaux, mais bien réalisés. Les décors naturels sont agréables et plutôt bien faits, mais les décors citadins sont absolument pas crédibles. Les doublages sont bons, en particulier la voix d'Hayami Saori qui colle particulièrement au personnage de Shirayuki.


Malgré la trame majoritairement superficielle il y a aussi une tentative de traiter de l'amour entre les deux personnages un peu plus en profondeur, en soulignant leur appartenance à des classes sociales normalement hermétiques. Mais malheureusement ce n'est pas vraiment poussé et ça se résume à quelques répliques par-ci par-là. Même chose quand il est question de l'aversion entre le peuple et ses dirigeants (même si vu qu'on est dans le monde des bisounours Clariness n'a pas trop de problèmes avec ses princes parfaits...) lors de certains arcs. J'ai cependant noté un thème assez intéressant dans le contexte de la série: Shirayuki a fui son royaume pour éviter le statut de concubine. Pourtant quand elle reverra le prince de son royaume elle lui priera de faire "honneur à son royaume". En fait Shirayuki reste quand même native d'une autre nation que Clariness, et j'ai trouvé original de souligner ce trait. D'autant plus qu'elle n'aura de cesse de chercher l'endroit, le chemin de vie, qui lui permettra de se sentir épanouie, heureuse, sans nier ses origines. Là on touche le gros point de la série, c'est agréable d'avoir un peu de fond (bon, la question de l'origine sort pendant 30 secondes). Mais ne vous attendez pas à de la grande philosophie non plus (c'est rarement la japanim' qui en fait correctement !), d'autant plus que ce n'est pas toujours (heureusement) le centre de la trame.

Après le côté niais de la série fait qu'on regarde ça sans trop se prendre la tête. On voit nos deux jeunes s'amouracher l'un pour l'autre. Le cadre est sympa : des couleurs claires et entraînantes et une bande-son qui vous embarque sans prévenir.


Voilà donc mon avis général sur la série. On avait un manga plutôt médiocre, banal, et son adaptation a donné quelque chose de plus agréable, de mieux mené. Masahiro confirme ses compétences de directeur, Michiru celles de compositrice. "Frustration", c'est le mot avec lequel je décrivais le mieux mon ressenti quand j'en parlais avec Chokko: la trame était bien menée, bien accompagnée et il y avait moyen de faire une série de qualité. Mais la problème... c'est que la trame originale (le mangaà elle-même était médiocre. Et là l'animation ne pouvait pas y faire grand chose. Je suis certain qu'une adaptation plus libre du manga aurait donnée quelque chose de bien meilleur.

A voir pour celles et ceux qui apprécient le genre. C'est court, ça se regarde facilement, on a quand même avancé entre le premier et dernier épisode. La bande-son et le cadre graphique nous captent sans trop de mal, tout à notre plaisir. Rien que pour ça on peut s'y essayer. Après avoir lu le manga et vu l'animé, je pense pouvoir conseiller l'animé plutôt que le manga. Ce dernier possède un peu trop de défauts, que l'animé polit un peu.

En espérant vous avoir éclairés si vous hésitiez à vous lancer dedans !

A noter que la saison 2 est en cours de diffusion (hiver 2015).

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